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Soleil Launière  ►  Créer des passages entre les mondes et réinventer l’identité

Certaines femmes deviennent des ponts vivants entre les réalités, les cultures et les dimensions invisibles. Soleil Launière est de celles qui marchent entre les mondes, avec sensibilité, puissance et vérité.

Née d’un père innu et d’une mère québécoise, originaire de Mashteuiatsh, elle porte en elle la richesse et la complexité de cette double appartenance. Artiste transdisciplinaire, elle crée à la croisée du chant, du mouvement, du théâtre et de la performance, donnant corps à des œuvres qui ouvrent des passages entre le visible et l’invisible, entre l’intime et le collectif.

Son parcours artistique, reconnu ici comme à l’international, témoigne d’une démarche profondément ancrée dans la recherche, la création et la transmission. À travers ses œuvres, elle explore des thèmes puissants tels que la mémoire, les blessures transgénérationnelles et les trajectoires possibles de guérison. 

Mais au-delà de l’artiste, Soleil est une femme en chemin. Son œuvre est intimement liée à son vécu, à ses blessures, à ses prises de conscience, à son désir profond de transformer ce qui a été écorché en force vivante. À travers la maternité, elle choisit aujourd’hui de transmettre autre chose : la fierté de ses racines, la beauté de son identité et la puissance d’une réconciliation possible.

Par sa présence, sa voix et sa création, Soleil Launière incarne une réconciliation vivante entre les cultures, entre les générations, entre les parts de soi longtemps opposées. Elle nous rappelle que c’est en traversant nos entre-mondes que nous pouvons, doucement, revenir à nous-mêmes et réapprendre à nous tenir debout, enracinés et libres.

Crédit Photo: Zabell Photo

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Alice Jerome  ►  La gardienne des liens

Certaines femmes consacrent leur vie à réparer les liens invisibles qui unissent une communauté. Alice Jérôme est de celles qui choisissent de servir avec courage, humilité et persévérance.
 

Originaire de Pikogan, en territoire anicinabe, elle a consacré plus de quarante années de sa vie au mieux-être de son peuple. Que ce soit en santé communautaire, en intervention auprès des familles, en développement social ou en gouvernance, elle a toujours placé l'humain au cœur de son engagement. Son parcours témoigne d'une volonté constante d'améliorer les conditions de vie des siens tout en préservant ce qui fait la richesse profonde de son identité : sa culture, sa langue et ses valeurs.
 

Première femme élue Grande Cheffe du Conseil tribal de la nation algonquine Anishinabeg, Alice Jérôme a marqué l'histoire par son leadership rassembleur et sa vision profondément ancrée dans la solidarité. Pour elle, le dialogue demeure l'un des plus puissants leviers de transformation. Elle croit à l'importance de renforcer les liens entre les communautés, de mieux se connaître et d'avancer ensemble vers un avenir plus juste et plus harmonieux.
 

Son parcours est aussi celui d'une femme qui a connu les blessures de l'histoire. Enfant, elle a vécu les ruptures imposées par l'époque des pensionnats, une expérience qui a laissé des traces profondes dans de nombreuses familles autochtones. Pourtant, plutôt que de laisser ces blessures définir son existence, elle a choisi de les transformer en force, en compassion et en engagement au service des générations futures.
 

Poète à ses heures, Alice écrit pour apaiser, comprendre et donner un sens à ce qui traverse le cœur humain. Ses mots, comme ses actions, portent une même intention : guérir, transmettre et rassembler. À travers son amour de la langue algonquine, son engagement envers sa communauté et sa confiance inébranlable en la force du rêve collectif, elle nous rappelle que la réconciliation commence souvent par un geste simple : celui de continuer à prendre soin les uns des autres.

Par sa sagesse, sa résilience et sa capacité à bâtir des ponts entre les générations, Alice Jérôme incarne une réconciliation vivante entre la mémoire et l'avenir, entre les blessures du passé et l'espoir d'un monde plus uni.

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Aroussen Gros-Louis  ►  Danser pour honorer, transmettre et réconcilier

Certaines femmes dansent pour performer. D’autres dansent pour prier, transmettre et faire vivre la mémoire de leur peuple. Aroussen Gros-Louis est de celles qui portent la danse comme un chemin sacré, un langage du cœur et une manière de relier les êtres à leurs racines profondes.
 

Fière ambassadrice de la Nation huronne-wendat, Aroussen danse depuis l’âge de cinq ans. Très tôt, elle comprend que cet art dépasse le simple mouvement : la danse devient pour elle un espace d’équilibre, d’ancrage et de connexion spirituelle. À travers chacun de ses pas, elle honore les enseignements de ses ancêtres, célèbre la beauté de sa culture et transmet avec générosité les valeurs, la langue et la spiritualité des Premières Nations.
 

Depuis plus de vingt ans, elle parcourt le monde comme représentante de sa communauté, partageant la richesse de la culture wendat sur des scènes culturelles, lors de cérémonies, d’ateliers et d’événements internationaux. Mais au-delà des performances, Aroussen crée des ponts humains. Elle danse pour rassembler. Elle danse pour envoyer des prières. Elle danse aussi pour ceux qui souffrent, portant dans ses mouvements des intentions de guérison, de lumière et d’amour.
 

Profondément enracinée dans sa spiritualité, elle choisit en 2014 d’emprunter le Chemin Rouge, une voie de conscience et de reconnexion aux enseignements ancestraux. Chaque journée devient alors un acte de présence, de gratitude et de continuité culturelle. Dans la nature, près de la rivière de Wendake où elle médite quotidiennement, elle retrouve le silence, la mémoire et la force tranquille qui nourrissent son art.
 

À travers la transmission auprès des jeunes de sa communauté, Aroussen contribue également à raviver la fierté identitaire des nouvelles générations. Elle encourage chacun à ressentir la danse à sa manière, à développer sa propre expression et à honorer ce qu’il est profondément. Car pour elle, transmettre ne signifie pas imposer : cela signifie ouvrir un espace où chacun peut reconnecter avec son essence.
 

Par sa présence lumineuse, son authenticité et son engagement culturel, Aroussen Gros-Louis incarne une réconciliation vivante entre les générations, les territoires et les cœurs. Elle nous rappelle que lorsque l’art est porté avec vérité et amour, il devient un acte de guérison collective et une manière puissante de faire rayonner l’humanité.

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Chan Tep  ►  Donner une voix, honorer les cultures et réconcilier les identités

Certaines femmes portent en elles des histoires qui traversent les frontières, les épreuves et les générations. Chan Tep est de celles qui transforment l’exil, la résilience et les silences en une parole vivante, essentielle et profondément transformatrice.

Née au Cambodge à la fin d’une période marquée par la guerre et le génocide, elle arrive au Canada encore bébé, portée par le courage de ses parents réfugiés. En grandissant au Québec, elle fait face au racisme et à l’absence de représentation, développant très tôt une conscience aiguë de l’importance de se voir et d’être vue.

Un tournant majeur survient à l’âge de 25 ans, lorsqu’elle traverse un cancer grave. Cette épreuve devient un éveil. Elle choisit alors de réorienter sa vie pour faire entendre des voix trop souvent invisibilisées et contribuer à une société plus juste et inclusive.

Journaliste, animatrice, productrice et conseillère en équité, diversité et inclusion, Chan Tep s’impose aujourd’hui comme une figure influente du paysage médiatique québécois. À travers la création de l’émission Mosaïque en lumière et ses nombreuses collaborations, elle a contribué à faire évoluer les récits et les représentations dans les médias francophones.

Profondément ancrée dans ses racines, elle œuvre également au rayonnement des cultures cambodgienne et asiatique au Québec. Fondatrice de Connexion Champa, elle crée des espaces pour valoriser les arts et les traditions khmères. Son implication dans des événements tels que le Nouvel An khmer, le Festival Accès Asie ou encore des initiatives mettant en lumière le Cambodge témoigne de son désir de préserver, transmettre et faire reconnaître ces héritages culturels.

Par son parcours, sa voix et son engagement, Chan Tep incarne une réconciliation vivante, entre les cultures, entre les identités, entre les histoires d’immigration et les sociétés d’accueil. Elle nous rappelle que lorsque les cultures sont vues, entendues et célébrées, elles deviennent des ponts puissants vers une humanité plus consciente, inclusive et profondément connectée.

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Chantal Lacroix  ►  L'art de révéler le meilleur de l'humain

Certaines femmes transforment leur succès en tribune. D’autres choisissent de transformer leur tribune en mouvement. Chantal Lacroix est de celles qui ont su faire les deux.

Animatrice, productrice, entrepreneure et femme de cœur, elle occupe depuis plusieurs décennies une place importante dans le paysage médiatique québécois. Mais au-delà de sa carrière remarquable, c’est sa profonde conviction en la capacité humaine de se relever, de s’entraider et de se transformer qui distingue son parcours.

Avec Donner au suivant, Chantal Lacroix a contribué à créer bien plus qu’une émission de télévision. Elle a participé à l’émergence d’un véritable mouvement de solidarité qui a touché des milliers de Québécois. En mettant en lumière des histoires de générosité, de résilience et d'entraide, elle a rappelé que derrière chaque épreuve se cache souvent une communauté prête à tendre la main. Semaine après semaine, l’émission a inspiré des gestes concrets de compassion et a démontré que l’entraide possède un pouvoir extraordinaire de transformation, autant pour celui qui reçoit que pour celui qui donne.

À travers ses nombreuses productions, dont On efface et on recommence, elle a également exploré avec sensibilité les thèmes du changement, du courage et de la reconstruction. Ses projets ont souvent mis en lumière des personnes qui choisissent de reprendre leur vie en main, de traverser leurs blessures et d’ouvrir un nouveau chapitre de leur histoire. Ces récits ont permis à de nombreux téléspectateurs de se reconnaître, de reprendre espoir et de croire en leur propre capacité de transformation.

Au fil des années, Chantal Lacroix est devenue une véritable passeuse d’humanité. À travers les médias, les conférences, les événements et les projets qu’elle porte, elle continue d’inviter les gens à cultiver davantage de bienveillance envers eux-mêmes et envers les autres. Son engagement constant en faveur du mieux-être collectif témoigne d'une conviction profonde : lorsque nous choisissons de nous soutenir mutuellement, nous devenons capables de créer des changements qui dépassent largement nos propres vies.

Par sa vision, sa générosité et sa capacité à mettre en lumière le meilleur de l'être humain, Chantal Lacroix contribue depuis des années à réconcilier les personnes avec leur propre pouvoir d’agir, avec l’espoir et avec la force du lien humain. Elle nous rappelle que chaque geste de bonté peut devenir le point de départ d’une transformation bien plus grande que nous-mêmes.

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Elima Diabong  ►  Donner une voix, tisser des liens et transformer les silences

Certaines femmes transforment leurs silences en paroles puissantes et leurs blessures en chemins de lumière. Elima Diabong est de celles qui donnent une voix à celles qu’on n’entend pas, et qui tissent des liens là où il y avait de la distance.

Née au Sénégal, dans la région de Kaolack, elle porte en elle un parcours marqué par la résilience, le courage et la quête de sens. Très jeune, confrontée à un trouble du langage et au regard des autres, elle se replie dans l’observation et l’écriture. C’est dans cet espace intime que naît sa voix — une voix qui, avec le temps, deviendra porteuse de récits puissants et nécessaires.

Après des études au Maroc puis en France, où elle obtient une maîtrise en français langue seconde, elle s’établit au Québec. Mère de deux enfants, elle choisit de mettre sa vie au service de causes qui lui tiennent à cœur, notamment la condition des femmes. À travers son roman Treize ans plus tard, elle ouvre un espace de réflexion sur des réalités souvent tues, telles que le mariage forcé, la violence et les injustices vécues par de nombreuses femmes.

Mais Elima Diabong est aussi une femme d’action. Cofondatrice de l’organisme Liaison des femmes immigrantes de la Chaudière-Appalaches (LFICA), elle crée des espaces de rencontre, de partage et de solidarité. À travers des initiatives humaines et concrètes, elle accompagne des femmes immigrantes à briser l’isolement, à reprendre leur pouvoir et à s’enraciner dans leur nouvelle réalité.

Son engagement, reconnu notamment par le Trophée Waraba pour son implication sociale, témoigne de sa volonté de contribuer à une société plus inclusive, plus solidaire et profondément humaine. Elle nous rappelle que chaque geste, chaque parole et chaque lien tissé peut transformer une vie.

Par sa voix, son écriture et son engagement, Elima Diabong incarne une réconciliation vivante entre les cultures, entre les silences et la parole, entre les parcours de vie et les possibles à venir. Elle nous rappelle que lorsque l’on ose se raconter et se relier aux autres, on participe à bâtir un monde plus juste, plus conscient et profondément uni.

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Frances Mowatt  ►  La gardienne des mots

Certaines femmes consacrent leur vie à préserver ce qui ne peut être remplacé. Frances Mowatt est de celles qui veillent, avec patience et dévouement, sur un trésor aussi précieux qu'essentiel : la langue de son peuple.

Membre de la Première Nation Abitibiwinni, Frances Mowatt œuvre depuis plusieurs décennies à la transmission de l’anicinapemo8in, la langue algonquine. Enseignante, traductrice et pédagogue, elle a consacré sa vie à faire vivre une langue porteuse d’une vision du monde, d’une mémoire collective et d’un héritage culturel inestimable. À travers son travail, elle contribue à préserver bien plus que des mots : elle protège une façon de comprendre la vie, le territoire, les relations humaines et les savoirs transmis de génération en génération.

Discrète et profondément humble, Frances accomplit son œuvre loin des projecteurs. Pourtant, son influence est immense. Elle a participé à la création d’outils pédagogiques, à l’élaboration de ressources linguistiques et à la traduction de nombreux ouvrages d’importance. Son expertise exceptionnelle lui a notamment permis de traduire la Charte des droits et libertés de la personne ainsi que les six épisodes de la série Pour toi Flora, offrant ainsi à de nombreuses familles la possibilité d’entendre et de vivre ces récits dans leur propre langue.

Son travail exige bien davantage qu'une simple traduction. L’anicinapemo8in est une langue riche, imagée et profondément ancrée dans la culture anicinabe. Trouver les mots justes demande une compréhension intime du sens, des valeurs et des réalités qu'ils portent. Par son savoir, sa rigueur et son intuition, Frances permet à cette langue ancestrale de continuer à évoluer tout en demeurant fidèle à ses racines.

À une époque où plusieurs langues autochtones sont fragilisées, son engagement représente un acte concret de résistance, de revitalisation et d’espoir. Grâce à elle, des enfants apprennent encore leur langue, des chercheurs peuvent partager leurs travaux avec les communautés, et des œuvres contemporaines trouvent leur place dans l’univers de l’anicinapemo8in.

Titulaire d’un doctorat honorifique de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, Frances Mowatt demeure avant tout une femme de transmission. Une femme qui comprend que lorsqu’une langue disparaît, c’est une part du monde qui s’éteint. Et que lorsqu’une langue continue de vivre, c’est tout un peuple qui continue de rêver, de se raconter et de se reconnaître.

Par son engagement indéfectible envers la langue, la culture et les générations futures, Frances Mowatt incarne une réconciliation vivante entre le passé et l’avenir. Elle nous rappelle que les mots ont le pouvoir de préserver la mémoire, de nourrir l’identité et de rapprocher les peuples.

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Manon Jeannotte  ►  Ouvrir la voie

Certaines femmes consacrent leur vie à rapprocher ce qui semblait irréconciliable. Manon Jeannotte est de celles qui croient profondément que le dialogue peut ouvrir des chemins là où l'histoire a laissé des blessures.

Membre de la Nation micmaque de Gespeg, gestionnaire, entrepreneure, enseignante et bâtisseuse d'institutions, elle a toujours placé les relations humaines au cœur de son engagement. Son parcours témoigne d'une conviction profonde : les transformations durables naissent de la rencontre, de l'écoute et de la volonté sincère de mieux se comprendre.

En janvier 2024, elle entre dans l'histoire en devenant la première personne issue des Premières Nations et seulement la deuxième femme à être assermentée lieutenante-gouverneure du Québec. Cette nomination marque un moment hautement symbolique. Mais pour Manon Jeannotte, l'importance de cette fonction ne réside pas dans le prestige qu'elle représente. Elle y voit plutôt une occasion de poursuivre ce qui guide son parcours depuis toujours : contribuer au rapprochement entre les peuples.

Avant cette nomination, elle avait déjà laissé sa marque comme cheffe de la Nation micmaque de Gespeg et comme cofondatrice de l'École des dirigeants des Premières Nations à HEC Montréal, un projet visionnaire visant à soutenir le développement du leadership autochtone. Partout où elle est passée, elle a cherché à créer des espaces où les personnes, les cultures et les savoirs peuvent se rencontrer dans le respect.

Son engagement envers la réconciliation est aussi profondément personnel. Comme plusieurs Autochtones de sa génération, elle a dû entreprendre son propre chemin de reconnexion identitaire. Ce parcours lui a permis de comprendre que la réconciliation ne se limite pas aux institutions ou aux gouvernements. Elle commence à l'intérieur de soi, dans la capacité de reconnaître son histoire, d'accueillir ses blessures et de retrouver la fierté de ses racines.

Aujourd'hui, elle utilise sa voix et sa fonction pour encourager les rencontres entre les communautés autochtones et allochtones, favoriser une meilleure compréhension mutuelle et rappeler que l'avenir se construit ensemble. Pour elle, la réconciliation n'est pas un concept abstrait. C'est un travail quotidien qui exige de l'ouverture, du courage et une volonté sincère de marcher côte à côte.

Par sa présence rassembleuse, son leadership empreint d'humilité et sa confiance inébranlable dans le pouvoir du dialogue, Manon Jeannotte incarne une réconciliation vivante entre les peuples, les institutions et les générations. Elle nous rappelle qu'au-delà des différences, il existe toujours un espace où les êtres humains peuvent se rencontrer et choisir d'avancer ensemble.

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Isabelle Chapadeau  ►  Entre les cultures, une voix qui rassemble

Certaines femmes consacrent leur vie à bâtir des ponts entre des réalités qui se connaissent encore trop peu. Isabelle Chapadeau est de celles qui choisissent de transformer la curiosité en compréhension et la méconnaissance en dialogue.

Née d’un père québécois et d’une mère inuk décédée alors qu’elle était enfant, Isabelle a grandi à Sept-Îles au sein d’une communauté innue. Cette enfance à la croisée de plusieurs univers culturels lui a permis de découvrir la richesse des peuples autochtones tout en prenant conscience des nombreuses confusions qui persistent encore aujourd’hui entre les différentes nations.

Animée par le désir de mieux comprendre ses racines, elle s’est installée à Iqaluit afin de se reconnecter à sa culture inuit, à sa communauté et à sa langue.

Constatant à quel point les réalités du Nord demeuraient méconnues, elle a choisi d'utiliser les réseaux sociaux pour informer, sensibiliser et créer des espaces d'échange.

À travers ses capsules diffusées en français et en anglais, elle démystifie la culture inuit, partage les réalités contemporaines du Nord et contribue à faire tomber les préjugés. Artiste multidisciplinaire, elle transmet également cet héritage à travers le perlage, la création de bijoux, le travail de la peau de phoque et d'autres formes d'expression artistique.

Aujourd’hui, Isabelle poursuit ce travail de transmission avec authenticité tout en partageant cet héritage précieux avec ses deux enfants. Par sa voix, son art et son engagement, elle contribue à rapprocher les peuples et à bâtir une meilleure compréhension entre les cultures.

Elle nous rappelle que la réconciliation commence souvent par une chose toute simple : apprendre à mieux se connaître.

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Jennifer O’Bomsawin  ►  Changer les règles pour les générations futures

Certaines femmes refusent d'accepter que les choses demeurent telles qu'elles sont. Jennifer O'Bomsawin est de celles qui choisissent d'agir, de remettre en question les structures et d'ouvrir de nouvelles voies pour les générations qui suivront.

Issue à la fois des nations abénakise et huronne-wendate, Jennifer a très tôt développé une profonde conscience des réalités vécues par les Premières Nations. Dès l'adolescence, elle s'intéresse aux enjeux qui touchent sa communauté, à son histoire et à son avenir. Journaliste, politologue, stratège et leader de la relève autochtone, elle a consacré son parcours à défendre les droits de son peuple tout en favorisant le dialogue avec le reste de la société.

Son engagement repose sur une conviction simple : la réconciliation doit s'accompagner d'actions concrètes. Pour elle, l'autodétermination passe notamment par le développement économique, l'accès à l'éducation et la capacité des communautés à participer pleinement aux décisions qui les concernent. Elle croit que les Premières Nations doivent pouvoir bâtir leur prospérité tout en demeurant gardiennes de leurs territoires, de leurs cultures et de leurs valeurs.

À travers son travail, son leadership et sa capacité à rassembler, Jennifer O'Bomsawin contribue à créer des ponts entre les communautés autochtones et allochtones. Elle appartient à une génération qui choisit d'avancer avec confiance, fière de son identité et résolument tournée vers l'avenir.

Par sa vision, son courage et sa détermination, Jennifer O'Bomsawin incarne une nouvelle génération de leaders qui choisissent la collaboration plutôt que l'opposition, l'action plutôt que l'attente. Elle nous rappelle que les changements durables naissent lorsque des femmes et des hommes osent imaginer un avenir différent et travaillent ensemble pour le construire.

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Jolianne Ottawa ►  Réconcilier les soins et la dignité

Certaines femmes changent des systèmes entiers simplement parce qu'elles ont d'abord choisi de ne pas abandonner leurs propres rêves. Jolianne Ottawa est de celles qui transforment les obstacles en possibilités et les blessures en leviers de changement.

Originaire de la communauté atikamekw de Manawan, Jolianne Ottawa a poursuivi son parcours avec détermination malgré les défis rencontrés en cours de route. Convaincue de l'importance de l'éducation et du dépassement de soi, elle a progressivement bâti une carrière inspirante au service de sa communauté.

Infirmière de formation, puis gestionnaire et leader en santé, Jolianne a consacré sa carrière à améliorer le bien-être de sa communauté. Son parcours l'a menée jusqu'à la direction des services de santé de Manawan, où elle contribue à repenser les soins à partir des besoins réels de sa population et d'une vision profondément enracinée dans les valeurs autochtones.

Sous son leadership, le Centre de santé Masko-Siwin est devenu la première institution de santé autochtone à mettre en œuvre concrètement les principes inspirés du Principe de Joyce, afin d'offrir des soins accessibles, sécuritaires et exempts de discrimination. Cette démarche représente bien plus qu'un changement d'horaire ou de structure : elle incarne une volonté de redonner aux communautés le pouvoir de définir elles-mêmes les soins qui leur ressemblent.

Mais l'une des plus grandes contributions de Jolianne réside peut-être dans son pouvoir d'inspirer. En retournant à l'université à l'âge adulte et en découvrant l'ampleur de son propre potentiel, elle a compris à quel point les encouragements, le mentorat et la représentation peuvent transformer une vie. Aujourd'hui, elle porte ce message auprès des jeunes générations : leurs rêves sont légitimes et leur avenir ne doit jamais être limité par les préjugés ou les circonstances.

Par son leadership, sa persévérance et son engagement envers une plus grande équité en santé, Jolianne Ottawa contribue à réconcilier les communautés avec leur pouvoir d'agir, leur dignité et leur avenir. Elle nous rappelle qu'il suffit parfois qu'une personne ose croire en son potentiel pour ouvrir la voie à toute une génération.

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Joyce Dominique ►  Réconcilier les générations par la langue

Certaines femmes consacrent leur vie à préserver ce qui risque de s'effacer avec le temps. Joyce Dominique est de celles qui savent qu'une langue est bien plus qu'un moyen de communiquer. Elle est une mémoire vivante, un lien entre les générations et une façon unique d'habiter le monde.

 

Originaire de la communauté innue de Uashat mak Mani-utenam, Joyce œuvre depuis plus de trente ans à faire rayonner l'innu-aimun. Traductrice, communicatrice et passionnée de transmission, elle a consacré sa carrière à faire vivre sa langue dans les médias, à la radio, dans les communications, les événements culturels et les institutions. Derrière chacun de ses projets se trouve la même conviction : lorsqu'une langue demeure vivante, c'est tout un peuple qui continue de se raconter.

 

Très jeune, elle apprend à naviguer naturellement entre l'innu et le français. Mais c'est au fil de son parcours professionnel qu'elle découvre toute la richesse et la profondeur de sa langue maternelle. Guidée par les aînés, qu'elle considère comme de véritables bibliothèques vivantes, elle entreprend un patient travail d'écoute, d'apprentissage et de préservation. Chaque mot recueilli devient un trésor. Chaque enseignement transmis devient une responsabilité à porter vers l'avenir.

 

Au fil des années, son expertise en traduction est reconnue bien au-delà de sa communauté. Lors des Jeux olympiques de Paris, elle participe à la traduction de disciplines sportives en innu-aimun. Fidèle à son approche, elle refuse de simplement inventer des mots pour décrire les réalités contemporaines. Elle retourne plutôt vers les aînés, les récits et la mémoire du territoire. Elle y découvre que plusieurs mouvements associés aujourd'hui aux sports modernes existaient déjà dans les savoirs et les pratiques traditionnelles innues. Les mots étaient toujours là, attendant simplement d'être retrouvés.

 

Pour Joyce, la réconciliation passe aussi par la langue. Elle croit que la fierté d'être Autochtone s'enracine dans la capacité de parler, comprendre et transmettre sa langue. Cette réconciliation ne concerne pas seulement les communautés autochtones. Elle touche également tous ceux qui choisissent d'apprendre, d'écouter et de reconnaître la richesse des langues qui habitent ce territoire depuis des millénaires.

Par son engagement indéfectible envers la transmission, la mémoire et le dialogue entre les générations, Joyce Dominique réconcilie le passé avec l'avenir. Elle nous rappelle que préserver une langue, c'est aussi préserver une façon de voir le monde, et que chaque mot transmis devient un geste de réconciliation.

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Keithy Antoine ►  Créer des espaces et transformer les parcours

Certaines femmes créent des espaces où des vies peuvent se transformer. Keithy Antoine est de celles qui ouvrent des chemins, rassemblent les voix et redonnent du pouvoir à celles et ceux qui cherchent leur place.

Née en Haïti et établie à Montréal, elle incarne un pont vivant entre les cultures, les identités et les réalités multiples qui composent le Québec d’aujourd’hui. Artiste visuelle, animatrice, entrepreneure sociale et créatrice engagée, elle œuvre depuis plus de trente ans à faire rayonner des récits, des talents et des perspectives trop souvent invisibilisés.

Fondatrice de la Boutique Espace Urbain, elle a créé pendant plus d’une décennie un lieu phare de création, de rencontre et de solidarité, au cœur de la Plaza St-Hubert. Cet espace, porté par des valeurs de collaboration, d’inclusion et d’engagement, a soutenu des centaines d’entrepreneurs issus de l’immigration, en particulier des femmes, contribuant à bâtir un écosystème créatif fort, audacieux et profondément humain.

Mais derrière cette réussite se cache aussi une traversée profondément humaine. Quelques mois après le lancement de son projet Boutique Espace Urbain, sa vie a basculé. Son conjoint de 15 ans, le père de ses enfants, a été victime d’un AVC et est décédé à l’âge de 42 ans.

Ce qui a suivi n’a pas été une reconstruction rapide, mais un long chemin de réconciliation. Pendant plus de dix ans, Keithy a apprivoisé le deuil, non pas en cherchant à oublier, mais en apprenant à vivre autrement avec l’absence. Se réconcilier avec la vie, pour elle, c’était honorer les souvenirs joyeux partagés avec lui et avec leur famille, tout en continuant d’avancer.

Elle a choisi de ne pas traverser seule. Elle s’est rapprochée d’une communauté, d’un écosystème qu’elle a elle-même contribué à créer, un espace d’ancrage, de soutien et de guérison. Elle a aussi redéfini ce que signifiait le succès : non plus uniquement en termes de réalisation professionnelle, mais dans la capacité à traverser l’épreuve, à rester debout et à aimer encore.

Ce passage a été l’une de ses plus grandes épreuves. Et aujourd’hui, elle en est profondément fière. Elle a élevé ses enfants dans un environnement positif et lumineux, malgré la douleur. Elle constate avec gratitude qu’ils vont bien, qu’ils portent en eux une force, une stabilité et un discours intérieur positif et élevant. Pour elle, c’est cela, le véritable succès.

Keithy témoigne aujourd’hui d’une paix intérieure qui s’est doucement installée au fil des années. Une paix née d’un chemin de réconciliation avec le deuil, avec la vie, avec elle-même. Elle se tient aujourd’hui de l’autre côté de cette épreuve, avec un cœur ouvert, prête à accueillir à nouveau l’amour et à le manifester dans sa vie.

 

Par son authenticité, son courage et sa capacité à transformer les défis en tremplins, Keithy Antoine incarne une réconciliation vivante, entre les parcours migratoires, entre les identités, mais aussi entre la perte et la renaissance, entre la douleur et la paix.

Elle nous rappelle que créer de l’espace pour l’autre, c’est déjà participer à bâtir un monde plus juste, plus inclusif et profondément humain. 

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Louise Portal ►  Habiter toutes les femmes et réconcilier les cœurs

Certaines femmes traversent les arts comme on traverse la vie, avec intensité, sensibilité et une profonde quête de vérité. Louise Portal est de celles qui donnent une voix aux émotions, aux silences et aux femmes qui se révèlent à travers elle. 

Depuis plus de cinquante ans, elle incarne une présence incontournable du paysage culturel québécois. Actrice marquante du cinéma, de la télévision et du théâtre, chanteuse et écrivaine prolifique, elle a touché des générations entières par la justesse de son jeu, la richesse de sa voix et la profondeur de ses mots. À travers une carrière exceptionnelle, couronnée de nombreux honneurs, dont l’Iris Hommage pour l’ensemble de son œuvre, elle a contribué de manière significative à l’évolution de notre culture et à la transmission de récits porteurs de sens.

Mais au-delà de l’artiste reconnue, Louise Portal est une femme en exploration constante. Depuis l’adolescence, elle écrit, cherchant à apprivoiser les multiples facettes de son identité. Ses livres, qu’elle appelle avec tendresse ses « enfants mauves », deviennent des espaces d’intimité et de transmission, où elle explore l’amour, la mémoire, le féminin et la quête de soi.

Profondément sensible aux cultures et aux récits des peuples, elle a aussi tissé des liens sincères avec les cultures autochtones, notamment à travers ses rôles et ses expériences immersives. Ces rencontres ont nourri son regard, élargi sa compréhension et enrichi son engagement artistique et humain.

Par sa présence, sa voix et sa création, Louise Portal incarne une réconciliation vivante des cœurs, entre les générations et entre les multiples visages du féminin. Elle nous rappelle que c’est en osant habiter toutes les parts de soi, avec authenticité et douceur, que l’on peut rejoindre l’essence de l’humanité et la laisser rayonner pleinement. 

Photo: Maxyme G. Delisle

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Raniah (Lynda Thalie)►  Traverser les frontières, unir les mondes et chanter la paix

Certaines femmes portent en elles des territoires entiers et choisissent d’en faire des ponts vivants. Raniah est de celles qui transforment les frontières en espaces de rencontre, et la musique en langage universel de réconciliation.

Née en Algérie et établie au Québec, connue d’abord sous le nom de Lynda Thalie, elle incarne un parcours marqué par l’exil, la résilience et la réinvention. De cette traversée est née Raniah, une nouvelle expression d’elle-même, plus libre, plus enracinée, plus profondément alignée avec la femme qu’elle est devenue. Une voix qui ne cherche plus seulement à performer, mais à relier, à guérir et à éveiller.

Auteure-compositrice-interprète, elle explore depuis plus de vingt ans les sonorités du monde, tissant avec finesse des liens entre l’Orient, le Maghreb et l’Occident. Sa musique, à la fois intime et universelle, devient un espace où les cultures se rencontrent, où les identités s’harmonisent et où les différences deviennent richesse. Sa voix, chaude et enveloppante, traverse les continents, portant des messages d’amour, de dignité et d’unité.

Mais au-delà de la scène, Raniah est aussi une femme profondément engagée, une maman universelle. À travers ses missions humanitaires, notamment auprès des réfugiés en Grèce et des enfants au Sénégal, elle choisit de mettre sa voix et sa présence au service de l’humanité. Son documentaire Les Sourires oubliés témoigne de cette volonté de toucher les cœurs, de conscientiser et de redonner une voix à ceux que l’on n’entend pas.

Son parcours est celui d’une femme qui a osé se transformer, traverser ses propres déserts et en faire naître une rose solide, lumineuse et résiliente. Une femme qui, à travers l’art, l’engagement et la transmission, invite chacun à élargir son regard et à reconnaître la beauté du lien qui nous unit.

Par sa voix, sa présence et son engagement, Raniah incarne une réconciliation vivante entre les cultures, entre les peuples, entre les identités et les parcours. Elle nous rappelle que lorsque nous choisissons d’ouvrir nos cœurs et de laisser tomber les frontières, visibles ou invisibles, nous participons à créer un monde plus doux, plus conscient et profondément uni.

Photo: Christina Pelletier

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Mariana Baldé ►  Transmettre par l’art, éveiller les consciences et faire rayonner l’humanité

Certaines femmes portent en elles la mémoire vivante des peuples. Mariana Baldé est de celles qui la transmettent, avec une force douce et une conviction profonde que la parole peut réconcilier le monde.

Conférencière et griotte, gardienne de la tradition orale d'Afrique de l'Ouest, elle s'inscrit dans un héritage partagé avec les peuples autochtones : celui de la transmission vivante et de la sagesse ancrée dans le récit. Née en Guinée-Conakry, établie à Montréal depuis plus de quinze ans, elle tisse des ponts entre les cultures, les continents et les humanités.

Fondatrice de la Maison des Artistes de la Diversité (MAD), elle œuvre pour que l'art soit un espace de transformation. Deux de ses initiatives incarnent cette vision : La Nuit de la Parole, festival de contes qui réunit chaque année des voix de la diversité autour du récit vivant ; et Le Langage des Tissus, une approche qui utilise les textiles d'Afrique et des Caraïbes comme miroirs d'identité, pour aider chaque femme à se réconcilier avec son histoire et sa puissance.

Animée par la philosophie Ubuntu, je suis parce que nous sommes, elle accompagne les femmes à habiter pleinement leur identité et à reconnaître la valeur de ce qu'elles portent. 

Par sa voix et son engagement, elle tisse la réconciliation là où elle commence vraiment: entre les femmes, les peuples et les histoires.

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Marie-Josée Gicali ►  Ambassadrice de paix entre le Rwanda et le Canada

Certaines femmes portent en elles une histoire qui dépasse leur propre vie. Marie-Josée Gicali est de celles qui transforment les cicatrices du passé en chemins de lumière.

Survivante du génocide de 1994 contre les Tutsis au Rwanda, elle a choisi de faire de son parcours une voie de sens et de transmission.

Installée au Québec, elle a poursuivi des études en éducation de la paix, jusqu’à l’obtention d’un doctorat, un engagement profond qui reflète sa mission : semer la paix, ici et ailleurs, avec conscience et détermination.

Dans sa vie personnelle comme dans son engagement, Marie-Josée incarne la rencontre des mondes. Unie à un Québécois, elle est mère de deux enfants qui portent en eux la richesse vivante de deux cultures. À travers eux, c’est déjà un pont qui se construit, un dialogue qui se poursuit.

Auteure du livre On n’oublie jamais rien, elle retourne régulièrement au Rwanda pour nourrir son propre chemin de guérison et accompagner d’autres survivants dans le leur.

Son nouveau projet documentaire s’inscrit dans cette même intention : ouvrir des espaces où les cicatrices peuvent être reconnues, apaisées et transformées.

Par sa présence, sa voix et ses actions, Marie-Josée Gicali incarne une réconciliation vivante. Elle tisse des liens entre les peuples, les mémoires et les cœurs, nous rappelant que même au cœur de l’impensable, la paix peut renaître. 

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Marjolaine Etienne ►  Réconcilier les femmes avec leur pouvoir d’agir

Certaines femmes consacrent leur vie à faire avancer leur peuple tout en ouvrant la voie aux générations qui suivent. Marjolaine Étienne est de celles qui croient que la réconciliation passe par la justice, l'écoute et la pleine participation des femmes à la construction de l'avenir.

 

Femme innue de la Première Nation des Pekuakamiulnuatsh de Mashteuiatsh, elle œuvre depuis plus de vingt ans au service de sa communauté et des peuples autochtones. Formée en sciences humaines et en travail communautaire, elle a d'abord travaillé en intervention et en développement communautaire avant de s'engager en politique, portée par le désir de contribuer concrètement au mieux-être de sa nation.

 

Au cours de son parcours, elle a été membre du Conseil des Montagnais du Lac-Saint-Jean, conseillère et vice-cheffe aux Relations extérieures. Très tôt, elle constate que les femmes autochtones demeurent sous-représentées dans plusieurs espaces décisionnels. Convaincue que leurs voix doivent être entendues, elle met sur pied un groupe de travail destiné à soutenir et accompagner les femmes élues des Premières Nations du Québec et du Labrador.

 

En décembre 2021, elle devient présidente de Femmes Autochtones du Québec. Depuis, elle porte avec détermination les enjeux liés aux droits, à la sécurité, à la dignité et à l'épanouissement des femmes et des filles autochtones. En mai 2024, elle organise le Grand sommet afin de favoriser une plus grande présence des femmes dans les instances décisionnelles et de créer des espaces où elles peuvent exercer pleinement leur leadership.

 

Son expertise et son engagement l'ont également menée sur la scène internationale. Nommée par le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, au Fonds de contributions volontaires des Nations Unies pour les peuples autochtones, elle contribue à faire entendre les réalités et les aspirations des peuples autochtones auprès de la communauté internationale.

 

Profondément attachée aux langues, aux cultures et aux traditions autochtones, Marjolaine croit qu'il est possible de bâtir un avenir plus juste sans perdre ce qui nous relie à nos racines. Elle rêve d'un monde où les femmes des Premières Nations peuvent s'épanouir en toute sécurité, être pleinement reconnues dans leurs droits et participer à la société sur un pied d'égalité.

 

Par son leadership rassembleur, son engagement envers les femmes et sa volonté constante de créer des ponts entre les peuples, Marjolaine Étienne contribue à une réconciliation fondée sur le respect, l'équité et la reconnaissance mutuelle. Elle nous rappelle que lorsque les femmes prennent leur place, ce sont des communautés entières qui grandissent avec elles.

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Mélanie Vincent ►  Créer des liens, faire rayonner les cultures et célébrer la rencontre

Certaines femmes créent des espaces où les cœurs peuvent se rencontrer. Mélanie Vincent est de celles qui transforment le dialogue en expérience vivante, et la rencontre en chemin de réconciliation.

Membre de la Nation wendat, elle œuvre depuis plus de 25 ans auprès des Premières Nations avec une vision profondément humaine et engagée. À travers son parcours en communication et en organisation d’événements, elle a su créer des ponts durables entre les peuples, toujours animée par un désir sincère de compréhension, de respect et d’inclusion.

Fondatrice du festival KWE ! À la rencontre des peuples autochtones, elle a donné naissance à un espace unique où des milliers de personnes se rassemblent chaque année pour découvrir, ressentir et honorer les cultures autochtones. Mais au-delà de l’événement, c’est une véritable invitation à changer de regard qu’elle propose, une ouverture vers une relation plus consciente, plus respectueuse et plus humaine entre les nations.

Animée par une volonté claire de lutter contre le racisme et la discrimination, Mélanie choisit de mettre en lumière la beauté, la richesse et les valeurs profondes des peuples autochtones. 

Guidée par une vision rassembleuse, elle croit profondément en la force des images, des récits et des espaces médiatiques pour transformer les perceptions. Comme elle le partage avec justesse, il est essentiel de montrer au monde les multiples facettes des peuples autochtones, de faire rayonner leurs voix et de créer des représentations qui inspirent le respect et la reconnaissance.

Par son leadership, sa sensibilité et sa capacité à mobiliser, Mélanie Vincent incarne une réconciliation en action. Elle nous rappelle que lorsque l’on choisit de voir, d’écouter et de célébrer l’autre dans toute sa richesse, les ponts se construisent naturellement et un monde plus uni devient possible.

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Mélanie Paul ►  Réconcilier l'économie grâce aux femmes d'affaires 

Certaines femmes changent la façon de faire des affaires. Mélanie Paul fait partie de celles qui démontrent que les relations humaines, la confiance et la réciprocité peuvent devenir de puissants moteurs de développement économique.

 

Femme ilnu de Mashteuiatsh, entrepreneure, conférencière, formatrice et mère de famille, elle consacre son parcours à créer des liens entre les peuples, les cultures et les façons de voir le monde. À travers son leadership conscient, profondément enraciné dans les valeurs d'entraide, de partage, de respect et de réciprocité, elle contribue à redéfinir la manière dont les relations d'affaires peuvent être vécues.

 

Au fil des années, Mélanie est devenue une référence en entrepreneuriat autochtone, en création de partenariats entre Autochtones et Allochtones ainsi qu'en inclusion de la main-d'œuvre autochtone au sein des entreprises québécoises. Reconnue pour sa capacité à rapprocher les personnes et les organisations, elle agit comme une véritable brodeuse de liens humains.

 

À travers ses entreprises, ses formations, ses retraites et ses conférences, elle crée des espaces de rencontre où le monde ancestral des Premières Nations dialogue avec le monde contemporain. Son parcours, qu'elle décrit comme un chemin entre ses mocassins et ses talons hauts, lui a permis de développer une approche unique qui réconcilie identité culturelle, leadership, bien-être et développement économique.

 

Cette vision prend tout son sens dans le projet Alliées au féminin, réalisé en collaboration avec le Réseau des Femmes d'affaires du Québec et la plateforme MAIA. À travers cette initiative novatrice, des femmes d'affaires autochtones et allochtones sont invitées à se rencontrer autrement. Avant de parler d'affaires, elles prennent le temps de se connaître, de partager leurs réalités, leurs valeurs et leurs aspirations. La relation devient alors le fondement de la collaboration.

 

Pour Mélanie, la réconciliation économique ne peut se construire uniquement à travers des ententes ou des transactions. Elle naît de la confiance, de l'écoute et de la compréhension mutuelle. En créant des espaces où les femmes peuvent se rencontrer dans l'authenticité, elle contribue à faire émerger de nouveaux partenariats, mais aussi une nouvelle façon d'être en affaires.

 

Son travail démontre que la diversité n'est pas un obstacle à la collaboration, mais une richesse qui nourrit l'innovation, la créativité et la prospérité collective. En rapprochant des femmes issues de cultures et de parcours différents, elle contribue à bâtir un modèle économique plus humain, plus inclusif et plus durable.

 

Par son engagement à rapprocher les femmes d'affaires autochtones et allochtones, sa capacité à créer des espaces de confiance et sa vision profondément humaine du développement économique, Mélanie Paul contribue activement à une réconciliation économique concrète. En favorisant la création d'alliances, de partenariats et de collaborations durables entre des femmes issues de cultures différentes, elle démontre qu'il est possible de bâtir une économie fondée sur le respect, la réciprocité et la prospérité partagée.

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Michèle Audette ►  Réconcilier les peuples par le courage de la vérité

Certaines femmes consacrent leur vie à bâtir des ponts entre des mondes qui se sont trop longtemps côtoyés sans réellement se comprendre. Michèle Audette est de celles qui ont choisi de faire de la réconciliation une œuvre de vérité, de justice et d'humanité.

 

Née d'un père québécois et d'une mère innue de la communauté de Uashat mak Mani-Utenam, elle a grandi à la rencontre de deux cultures qui façonnent encore aujourd'hui sa vision du monde. Très jeune, elle comprend que le dialogue, la compréhension mutuelle et le respect sont essentiels pour bâtir une société plus juste et inclusive.

 

À seulement 27 ans, elle devient présidente de Femmes autochtones du Québec, une organisation fondée notamment par sa mère. Ce premier engagement marque le début d'un parcours exceptionnel consacré à la défense des droits des femmes autochtones et à l'amélioration des relations entre les peuples autochtones et la société canadienne. Elle occupera par la suite des fonctions de plus en plus influentes, notamment à titre de sous-ministre associée à la Condition féminine du Québec et de présidente de l'Association des femmes autochtones du Canada.

 

Tout au long de sa carrière, Michèle Audette a porté la voix des femmes autochtones dans les espaces où les décisions se prennent. Son engagement l'a menée à participer à la création d'un programme novateur en administration publique autochtone à l'École nationale d'administration publique et à conseiller de nombreuses institutions dans leurs démarches de rapprochement avec les Premières Nations.

 

En 2016, elle est nommée commissaire à l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées. Ce rôle marquera profondément son parcours. À travers l'écoute des survivantes, des familles et des communautés, elle contribue à mettre en lumière des réalités trop longtemps ignorées et à faire avancer une conversation essentielle sur la responsabilité collective, la justice et la guérison.

 

Pour Michèle Audette, la réconciliation ne peut exister sans vérité. Elle exige d'avoir le courage de regarder l'histoire en face, de reconnaître les blessures du passé et de travailler ensemble à transformer les systèmes qui perpétuent encore aujourd'hui les inégalités. Elle croit profondément qu'aucune société ne peut s'épanouir lorsque certains de ses membres demeurent vulnérables ou laissés pour compte.

 

Aujourd'hui sénatrice du Canada, elle poursuit avec la même détermination son travail de rapprochement entre les peuples. Partout où elle intervient, elle invite au dialogue, à l'écoute et à la responsabilité partagée. Son parcours témoigne d'une conviction profonde : la réconciliation n'est pas un événement, mais un engagement quotidien qui se construit dans les relations humaines, les institutions et les choix que nous faisons collectivement.

 

Par sa voix courageuse, son leadership rassembleur et son engagement inlassable envers la vérité, la justice et la dignité humaine, Michèle Audette contribue depuis plus de vingt-cinq ans à transformer les relations entre les peuples autochtones et allochtones. Elle nous rappelle que la réconciliation devient possible lorsque nous choisissons non seulement d'entendre l'histoire de l'autre, mais aussi d'en porter ensemble la responsabilité.

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Nathalie Geetha Babouraj ►  Réconcilier les médecines

Nathalie Geetha Babouraj est de celles qui ouvrent des voies nouvelles, en tissant des liens entre la science, les sagesses anciennes et l’intelligence du vivant.

Née en France de parents indiens et profondément marquée par son immersion en Inde dès l’enfance, elle grandit entre deux cultures, deux visions du monde, deux façons de prendre soin de l’être humain. Devenue médecin, elle réalise rapidement les limites d’une approche uniquement centrée sur le traitement de la maladie. Ce questionnement la ramène à ses racines et l’amène à explorer des pratiques telles que l’ayurvéda, le yoga, la méditation et la santé intégrative.

Après avoir œuvré comme médecin, notamment auprès des pompiers de Paris, et participé à des travaux de recherche internationaux, elle choisit d’élargir la perspective de la médecine conventionnelle pour créer un nouveau chemin. Elle fonde alors la Tribe Empowered School, avec une vision claire : bâtir des ponts entre les approches médicales modernes et les sagesses ancestrales, afin de proposer une santé plus globale, plus humaine et plus consciente.

À travers ses enseignements, ses voyages sensoriels, ses ateliers et ses livres, Nathalie invite chacun à revenir à l’essentiel : ressentir, écouter et habiter pleinement son corps. Elle nous rappelle que la santé ne se limite pas à l’absence de maladie, mais qu’elle se vit dans l’équilibre entre le corps, le cœur et l’esprit, en lien avec notre environnement et le vivant.

Réalisatrice d’une émission qui part à la rencontre de celles et ceux qui réinventent le soin. Des médecins, infirmiers, thérapeutes, mais aussi des activistes, des aidants, des enseignants, des fondateurs de tiers-lieux, des citoyens qui prennent soin du vivant sous toutes ses formes. 

Par son parcours, sa vision et son engagement, Nathalie Geetha Babouraj incarne une réconciliation vivante entre les médecines, entre les cultures, entre la modernité et les traditions. Elle nous montre qu’en unissant plutôt qu’en opposant, il est possible de créer une médecine de demain plus juste, plus sensible et profondément alignée avec la nature humaine.

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Suzanne Woods ►  Réconcilier les générations

Certaines femmes contribuent à la réconciliation entre les peuples. D'autres œuvrent à une réconciliation plus discrète, mais tout aussi essentielle : celle qui se vit au cœur des familles, entre les générations et à l'intérieur de soi. Suzanne Woods est de celles qui consacrent leur vie à cette œuvre de guérison.

Depuis plus de vingt ans, elle accompagne des milliers de personnes à travers l'approche des constellations familiales, un puissant processus qui permet de mettre en lumière les liens invisibles qui nous unissent à notre histoire familiale. Avec douceur, profondeur et respect, elle aide chacun à mieux comprendre les héritages transmis de génération en génération et l'influence qu'ils exercent encore sur nos vies.

Pour Suzanne, les blessures individuelles sont souvent liées à des histoires plus vastes. Derrière les difficultés, les conflits, les peurs ou les répétitions se cachent parfois des deuils non résolus, des traumatismes, des exclusions ou des souffrances portés par tout un système familial. En redonnant à chacun sa place et sa dignité, il devient possible de restaurer l'équilibre, de rétablir les liens et de transformer la relation que nous entretenons avec notre passé.

À travers son accompagnement, Suzanne aide les personnes à se réconcilier avec leurs parents, leurs ancêtres, leur histoire et, ultimement, avec elles-mêmes. Son travail ne consiste pas à effacer ce qui a été vécu, mais à permettre de le regarder autrement, avec davantage de compassion, de compréhension et d'amour.

Au fil des années, elle est devenue une référence dans le domaine des constellations familiales. Mais au-delà de son expertise, c'est sa capacité à créer des espaces empreints d'humanité, de non-jugement et de respect qui transforme profondément les personnes qu'elle accompagne.

En aidant les êtres humains à guérir les blessures du passé et à rétablir les liens entre les générations, Suzanne Woods participe à une réconciliation qui rayonne bien au-delà de l'individu. Car lorsqu'une personne retrouve la paix avec son histoire, c'est souvent toute une famille, parfois même plusieurs générations, qui en ressentent les effets. Elle nous rappelle que la paix dans le monde commence souvent par la paix que nous cultivons dans notre propre cœur.

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Fanny Wylde ►  Réconcilier les peuples par la justice

Certaines femmes ouvrent des portes qui n'avaient encore jamais été franchies. Fanny Wylde est de celles qui ont transformé leur réussite personnelle en un chemin d'espoir pour toute une génération.

 

Originaire de la communauté anicinabe de Pikogan, en Abitibi, elle est devenue la première femme avocate de l'histoire de la Nation algonquine au Québec. Un accomplissement marquant qui témoigne de sa détermination, de sa persévérance et de sa volonté de contribuer au mieux-être de son peuple.

 

Très jeune, elle nourrit le rêve de devenir avocate. Malgré les défis rencontrés sur son parcours, elle quitte sa communauté pour poursuivre des études en droit à Montréal, portée par le désir d'acquérir les outils nécessaires pour défendre les droits et les intérêts des Premières Nations. En 2007, elle est admise au Barreau du Québec et entre dans l'histoire comme la première avocate issue de la Nation algonquine.

 

Depuis le début de sa carrière, Fanny Wylde met ses compétences au service de la justice et de la reconnaissance des réalités autochtones. Son expertise et son engagement l'ont amenée à participer à d'importantes commissions d'enquête portant sur des enjeux touchant les Premières Nations, contribuant ainsi à faire entendre des voix trop souvent absentes des espaces décisionnels.

 

Son travail lui a valu de recevoir le Mérite Justice autochtone, une distinction soulignant sa contribution à l'avancement du droit et de la justice à l'égard des communautés autochtones. À travers son parcours, elle démontre que le droit peut devenir un puissant outil de transformation, de reconnaissance et de rapprochement entre les peuples.

 

Pour Fanny Wylde, la justice ne consiste pas seulement à appliquer des lois. Elle implique également de mieux comprendre les réalités des Premières Nations, de favoriser l'équité et de contribuer à bâtir des institutions plus représentatives et plus inclusives.

 

Par son courage, sa persévérance et son engagement envers sa communauté, Fanny Wylde contribue à rapprocher les peuples et à faire avancer la réconciliation dans les sphères juridiques et institutionnelles. Elle nous rappelle que chaque porte ouverte aujourd'hui devient une possibilité nouvelle pour celles et ceux qui suivront demain.

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Kerline Joseph ►  Bâtir la justice et transformer les structures

Certaines femmes consacrent leur vie à faire évoluer les structures sociétales, afin que la dignité humaine devienne une réalité pour toutes. Kerline Joseph est de celles qui transforment le droit en levier de justice et l’engagement en force de transformation collective.

Originaire d’Haïti, elle incarne un parcours profondément ancré dans la rigueur, le savoir, et le service. Titulaire d’un doctorat en droit, d’une maîtrise en droit international et d’un baccalauréat en criminologie, elle a choisi très tôt de mettre ses connaissances au service de la promotion et de la protection des droits des femmes, ici comme à l’international. Son engagement l’a menée à œuvrer dans des pays variés, notamment en Afrique, où elle a contribué activement à des avancées majeures en matière de droits humains.

À titre d’adjointe de la Rapporteure spéciale sur les droits des femmes à la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples, elle a participé à la mise en œuvre et à l’adoption d’outils juridiques essentiels pour la protection des femmes à l’échelle du continent.

Au-delà de son parcours académique et institutionnel, Kerline Joseph est une bâtisseuse de ponts et de solutions. En fondant l’organisme Voix Sans Frontières, elle a créé un espace dédié à l’accompagnement des femmes immigrées au Canada, contribuant à la reconnaissance de leurs droits et à leur autonomisation.

À travers ses multiples implications et approches concrètes, elle favorise l’émergence d’un leadership conscient, inclusif et transformateur. Sa vision dépasse les cadres traditionnels. À travers des initiatives comme la méthode Toro Empowerment, elle invite les individus et les collectivités à activer leur force intérieure et à s’engager dans des actions porteuses de sens et d’impact durable. Son implication dans des projets d’envergure, tels que le programme SAGA de l’UNESCO visant l’égalité des genres dans les sciences, témoigne de sa volonté de contribuer à un monde plus équitable, où les femmes occupent pleinement leur place dans tous les domaines. Cette initiative a mené à la création de la première Chaire UNESCO Femmes et Sciences en Haïti.

Son parcours et son engagement ont été honorés par le prestigieux Prix du Gouverneur général du Canada en commémoration de l’affaire « Personne », reconnaissant ainsi son apport précieux à l’avancement des droits des femmes.

Par son intelligence, sa vision et son engagement, Kerline Joseph incarne une réconciliation vivante entre les structures et l’humain, entre les droits et leur application, entre les cultures et les réalités sociales. Elle nous rappelle que lorsque la connaissance se met au service du cœur et du collectif, elle devient un puissant moteur de transformation, de justice et de richesse pour un monde plus conscient, équitable et profondément humain. 

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